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 ASSOCIATION D’OCCITANIE DES ELEVEURS

   D’ÂNES ET MULETS DES PYRENEES

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    LE PARAGE DES    PIEDS


     ‘’No foot, no donkeys’’ disent les anglophones. Ce  qui peut se traduire par ‘’pas de pied, pas d’ânes’’.  Autrement dit, un bon âne commence toujours par de  bons pieds.

            Pourquoi parer ?

      Dans les conditions idéales, la pousse de la corne   des sabots   compense exactement leur usure. Nos    ânes, dans  la plupart des cas sont oisifs,sédentaires,bien nourris : la vitesse de la pousse est rapide (en conséquence    d’une alimentation satisfaisante), plus rapide que la vitesse d’usure (fonction du kilométrage parcouru, de la nature    du   sol   et de la   charge portée)

                                                     La corne s’allonge, les pieds se déforment en babouche, et les tendons se fatiguent                                                      inutilement, ce qui   compromet l’avenir sportif de l’animal : un parage régulier est                                                      donc indispensable. A titre indicatif, on peu estimer la pousse à 2 mm par mois, ce                                                      qui rend un parage obligatoire tous les 6 mois.

                                                    On peut bien sûr faire appel à un maréchal ferrant, mais avec quelque habilité manuelle,                                                      on peut aussi parer   soi-même. Voici quelques conseils pratiques .


          De bonnes conditions de travail :

        Attacher court et haut (1,2 m), à un bon anneau avec un solide licol.       

        Pratiquer dans un milieu familier de l’animal, calme,à l’abri des mouches et des curieux.

        Une personne à l’encolure, du côté paré peut aider à calmer l’animal. Dans des cas difficiles pour les  postérieurs    on peut avoir recours au ‘’vetranquil’’, au tord-nez, ou à une corde qui bloque le membre en extension   (attachée à un    point fixe à 70 cm de haut).

        Le mieux est d’entraîner les animaux à donner le pied dès leur plus jeune âge : ils sont plus impressionnables et se    défendent peu, ils prennent ainsi de bonnes habitudes.

           Le travail à réaliser :

        Toiletter la fourchette à la reinette : enlever les écailles de la corne jusqu’à la corne saine.

         Parer la corne au rogne pied ou à la pince à parer : couper la paroi en enlevant ce qui dépasse de la sole, en    partant de la pince (où on enlève le plus) vers les talons.

        Vérifier la planéité et les aplombs : le canon est tenu en main, le pied est libre : la surface de la sole doit être plane    et perpendiculaire à l’axe du canon. Sinon il faut rectifier.

        Finition à la râpe : égaliser les surfaces, casser les arrêtes de la paroi.

       Pour améliorer les aplombs trop ‘’panards’’, on peut parer davantage à l’extérieur les antérieurs et l’intérieur,    les     postérieurs.

          Quels sont les risques ?

      Un pied trop paré est sensible et douloureux : ne pas trop en enlever    

      Des talons trop parés se surchargent, la corne y pousse moins et ils s’affaiblis sent. De même pour la pince.

     Si l’on pare plus d’un côté que de l’autre, l’équilibre est perturbé et les articulations travaillent mal : ceci pourrait      entraîner des défauts d’aplomb. Un parage excessif peut donc immobiliser temporairement un animal : prudence ! Il      vaut mieux parer peu et souvent, surtout pour les néophytes.